Après Charlie

Der Ausstand an sagen können, la perspective de ce qui reste à dire…

une-charlieAu lendemain des ces jours d’effroi, il reste beaucoup à dire, à nous dire, à se dire.

J’ai craint – en réalité je le crains toujours – que nous soyons privés, par la mort programmée des frères Kouachy et Coulibaly, du débat nécessaire, sur le “chemin étroit entre amalgame et naïveté”, qui doit nous faire grandir.

Nous avons besoin de ce débat, comme nous avons appris de celui qui a accompagné le procès Barbie à Lyon. Il est question de grandir ensemble, ne pas nous satisfaire de porter le masque indéfini et anonyme « je suis Charlie », ne pas nous restreindre à être « pour » ceci ou « contre » cela.

Je suis à la fois pour et contre et « pas que » Charlie. Surtout, je ressens le besoin et la nécessité de m’élever, de construire et partager plus d’humanité dans un projet novateur. C’est de la rencontre (altérité) que naissent l’identité (ipséité) et le désir.

Que cultiverons-nous de ce qui se passe, quel débat allons-nous inaugurer, comment allons-nous innover, qu’allons-nous inventer ? Cette « perspective de ce qui reste à dire » est un espoir et une chance de nous retrouver et de co-construire.

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Au fait, qui est Charlie ?

Des 3,7 millions de Français qui ont manifesté hier, beaucoup affirmaient « je suis Charlie ». Comme ça fait beaucoup de Charlie, il est légitime de se demander « qui est Charlie ? »

Précisément, je me demande s’il s’agissait d’une « foule » ou d’une « assemblée » ?

Au sens de la théorie organisationnelle de Berne, (TOB), une foule est composée d’individus qui ont le même objectif mais interagissent peu pour le réaliser. Les quelques échanges courtois ou complices que j’ai eu avec mes voisins de cortège m’ont paru être plutôt le signe de la bienveillance mutuelle, et moins d’un sentiment d’appartenance qui caractériserait une assemblée.

Bien sûr, il y avait ceux qui étaient là, et ceux qui n’y étaient pas, dont ceux que j’ai croisé dans le métro en rentrant, qui allaient au match de foot. J’ai peine à croire qu’ils étaient préoccupés par le même combat ?

Ensuite, était-ce une manif « pour » ou « contre » ?

  • « Pour », c’est l’espoir d’un « sens » qui pourrait survivre plus d’une semaine, enflammer un peuple. Étions-nous là tous pour les mêmes raisons ? Je ne le crois pas. C’est pas si grave si nous poursuivons l’échange.
  • « Contre », en réaction éphémère à l’horreur, en sursaut d’humanité. Pour combien de temps si cette flamme n’est pas entretenue ?

J’invite nos politiques à nous donner envie de poursuivre le débat.

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Charlie, le débat est essentiel !

100 ans de la Mamyf

Avons-nous été privé de débat, par la mort programmée des frères Kouachi ? Ce débat qui devrait nous faire grandir, sur le « chemin étroit entre amalgame et naïveté » ?

Pas sûr ! Nous étions 3,5 millions à piétiner dans nos rues ce dimanche, au rythme des applaudissements en ola. Nous étions, avec Jérémie, parmi les 300 000 lyonnais pour fêter les 100 ans de la Mamyf 😉

Nous alimentons ce soir les commentaires, et peut-être allons-nous enfin inaugurer ce débat salutaire qui permettrait d’éviter la banalisation et l’oubli de la barbarie.

Ni amalgame, ni naïveté.

Pour autant, #pasqueCharlie !

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#pasquecharlie

« La Vie, c’est la valeur sacrée par définition » Robert Badinter, 1976.

Un homme se lève de bon matin et décide « aujourd’hui, je vais supprimer la vie de quelques-uns » ?

L’ignominie.

  • #jesuissyrien : plus de 200 000 morts dans le confit Syrien,
  • #jesuispalestinien : plus de 2 000 morts au cours de l’opération « Bordure protectrice » l’été dernier, combien depuis 1948 ?
  • #jesuisnigerian : une enfant de 10 ans est instrumentalisée pour porter la mort sur un marché de Maiduguri, au Nigeria. Plus de 4 000 morts sont attribués à Boko Haram, dont 2 000 en ce début d’année 2015 (destruction de Baga et de 15 localité voisines).
  • #jesuisfemme : plus de 150 femmes meurent chaque année de violences conjugales en France, combien dans le monde ?

Pas que Charlie..

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WordPress : corriger l’erreur empty_email error

Lorsque vous enregistrez ou modifiez un utilisateur WordPress, vous ne connaissez pas nécessairement son adresse mail. Dans ce cas WP vous gratifie d’un message d’erreur :

ERREUR : veuillez saisir une adresse de messagerie.
et en anglais :
ERROR: Please enter an e-mail address.

Jusqu’à WP 3.9, la parade était connue. Il suffisait d’ajouter aux fonction de votre thème :

add_action( 'user_profile_update_errors', 'remove_empty_email_error' );
function remove_empty_email_error( $arg ) {
if ( !empty( $arg->errors['empty_email'] ) ) unset( $arg->errors['empty_email'] );
}

Depuis WP 4.0, la classe WP_error est devenue privée, et ça ne fonctionne plus.

Voici la nouvelle syntaxe (depuis 4.1) :

add_action( 'user_profile_update_errors', 'remove_empty_email_error' );
function remove_empty_email_error( $arg ) {
$arg->remove('empty_email');
}

Enjoy !

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