Uber et Blablacar

Je suis très attristé de l’arrêt de Uber.

J’ai apprécié et encouragé la formule : la réservation sur l’appli mobile, les tarifs attractifs, le contact avec ces chauffeurs motivés et sérieux, la sécurité du paiement dématérialisé et de l’enregistrement GPS de la course. Une alternative moderne et dynamique aux taxis qui me transportent souvent.

J’entends qu’ils ne paient pas de charges sociales, que c’est du travail dissimulé. C’est sans doute vrai, c’est donc fiscalement inacceptable. Ils n’ont pas non plus payé la licence, qui vaut de 50 à 200 000 €, négociés de gré à gré jusqu’en 2014 (rappelons que cette licence est une autorisation de stationnement, délivrée par la mairie, et qu’elle n’est plus cessible depuis le 1er octobre 2014 : un sacré manque à gagner…).

J’entends aussi la question du droit du travail : ces gens là ont créé leur propre activité, et bénéficient d’une plateforme de mise en relation avec leurs clients. Je ne sais pas s’ils en vivent bien (j’en doute), mais ils ont fait ce choix là. L’absence de contrat de travail et de lien de subordination n’est pas illégal, n’est-ce pas ? Et 20% de  commission pour la mise en relation, ça ne me semble pas exorbitant.

Enfin, je suis inquiet pour le covoiturage : va-t-il subir le même sort ? S’il est une activité florissante, c’est bien celle là ! Mieux que le TER, qui souffre toujours des fameux « derniers kilomètres » non desservis, Blablacar deviendrait illégal, au motif que les chauffeurs « oublient » de déclarer leurs revenus de covoiturage ?

Juste pour fixer les idées : un trajet Lyon – Nernier avec Blablacar me coûte 12-15 €. C’est 30 € pour le train jusqu’à Machilly, et ensuite ? 35 € pour les 15 derniers kilomètres en taxi. Et, à 4 dans une voiture, le bilan carbone est à peine plus élevé…

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