Le chemin, le but … #2

On parlait de tout et de rien avec Damien, et puis tout d’un coup jaillit dans la conversation – va savoir pourquoi – le Principe d’incertitude d’Heisenberg « on ne peut pas connaître en même temps la position et la vitesse ». Une fois « éprouvé » (c’est Damien qui insiste : mettre à l’épreuve) ce principe en regardant nos GPS embarqués sur son HTC et mon Samsung (nous étions bien au même endroit, mais le GPS ne savait pas nous dire vers où cette conversation allait nous mener), Damien est parti (direction) dans des considérations philosophiques. C’est l’un de ses grand talents … alors j’ai suivi.

Je résume :

  • La quête de sens (c’est du jargon de coachs, désolé) est dans le mouvement, et ne nous parle déjà plus de là où nous sommes,
  • La décision (je vais me préparer un bon gros steak) : itou.
  • Le besoin (j’ai faim) nous parle déjà de la nécessité du mouvement
  • Le désir (j’ai de l’appétit) est plus subtil : il nous parle de l’envie de bouger,

Alors vient la question : qu’est-ce qui précède le besoin, le désir, la décision ?

J’avance l’hypothèse que c’est la frustration, Damien rétorque qu’elle est l’expression d’un besoin insatisfait. Match nul, car si on a conscience que le besoin n’est pas assouvi, c’est qu’on est déjà en route !

Alors une piste : la méconnaissance de la frustration ? LE chaînon manquant ?

OK, mais s’il y a méconnaissance, c’est qu’on ne sait pas non plus là où l’on est ? On ne connaîtrait alors ni la position, ni la vitesse ? Heisenberg et mon GPS auraient tout faux ?

Je vais en parler à mon psy (oui, c’est un garçon maintenant).

Navigation #1

Il en est de la navigation sur le web, et tout particulièrement sur un blog, comme du cabotage : l’indexation des articles par des mots clés permet de naviguer de proche en proche, d’un article à l’autre, sans suivre nécessairement l’ordre chronologique ou thématique.

« Liberté » renvoie à « volja », qui rebondit sur « dauphin », auquel « chemin » fait écho…

La navigation dans cette carte euristique (mind map) numérique s’apparente au cheminement de la pensée, les associations d’idées s’enchaînent, la conscience progresse, l’ouverture devient palpable.

Bien sûr il y a des limites, dont celles de la sensibilité ou des croyances de l’auteur lorsqu’il définit les mots clés. Parti pris, subjectivité, mais c’est bien de cela qu’un blog se nourrit.

Bon surf !

Le chemin, le but…

Le dernier commentaire de Michèle Chazeuil à « Du sollst der werden, der du bist« me fait penser à cette discussion sur « le chemin » et « le but ».

Il y aurait selon l’excellent bouquin « La stratégie du dauphin » – enfin quand je dis excellent : il est très mal écrit mais les concepts sont puissants – des individus que les auteurs, Dudley Lynch et Paul L. Kordis, décrivent comme des « carpes pseudo éclairées« 

Les carpes pseudo éclairées croient ceci : « Toutes les créatures devraient s’aimer et prendre soin les unes des autres. Pour qu’il en soit ainsi, tout ce que j’ai à faire c’est y croire »

Elles mettent de l’avant cette philosophie de différentes façons :

  • « ce n’est pas gagner ou perdre qui compte, c’est seulement la façon dont on jour le jeu », en un mot, l’historique : « l’important, c’est de participer », prononcé par Pierre de Frédy, baron de Coubertin. Heureusement qu’il n’a pas évoqué l’essentiel, le bougre !
  • « ce n’est pas l’arrivée qui compte, mais le voyage », donc peut importe si on arrive ou pas…
  • « je n’ai qu’à « lâcher prise », et tout ira bien », et bien lâche donc !

Je ris, mais je me reconnais si volontiers…