Le chemin, le but … #2

On parlait de tout et de rien avec Damien, et puis tout d’un coup jaillit dans la conversation – va savoir pourquoi – le Principe d’incertitude d’Heisenberg « on ne peut pas connaître en même temps la position et la vitesse ». Une fois « éprouvé » (c’est Damien qui insiste : mettre à l’épreuve) ce principe en regardant nos GPS embarqués sur son HTC et mon Samsung (nous étions bien au même endroit, mais le GPS ne savait pas nous dire vers où cette conversation allait nous mener), Damien est parti (direction) dans des considérations philosophiques. C’est l’un de ses grand talents … alors j’ai suivi.

Je résume :

  • La quête de sens (c’est du jargon de coachs, désolé) est dans le mouvement, et ne nous parle déjà plus de là où nous sommes,
  • La décision (je vais me préparer un bon gros steak) : itou.
  • Le besoin (j’ai faim) nous parle déjà de la nécessité du mouvement
  • Le désir (j’ai de l’appétit) est plus subtil : il nous parle de l’envie de bouger,

Alors vient la question : qu’est-ce qui précède le besoin, le désir, la décision ?

J’avance l’hypothèse que c’est la frustration, Damien rétorque qu’elle est l’expression d’un besoin insatisfait. Match nul, car si on a conscience que le besoin n’est pas assouvi, c’est qu’on est déjà en route !

Alors une piste : la méconnaissance de la frustration ? LE chaînon manquant ?

OK, mais s’il y a méconnaissance, c’est qu’on ne sait pas non plus là où l’on est ? On ne connaîtrait alors ni la position, ni la vitesse ? Heisenberg et mon GPS auraient tout faux ?

Je vais en parler à mon psy (oui, c’est un garçon maintenant).