Vendée #2

Jeudi soir, j’étais tout excité d’avoir pour la seconde fois de ma vie « passé la ligne » virtuelle. Et j’avais une très grande envie de raconter mes 10 premiers jours de mer, mes joies et mes erreurs, le pourquoi du comment, ce qui a dégradé mon classement, comment petit à petit je reviens dans la course. J’étais dans un état d’esprit à mi-chemin entre justification et rodomontade.

passer-la-ligneEn réalité, je suis vexé. Passé le Cap Finistère dans les 100 premiers, j’ai succombé aux chants des sirènes portugaises et marocaines qui promettaient des surfs vertigineux. Elles ont tenu parole, mais passé les Canaries il m’a fallu revenir sur … mer. J’ai perdu une bonne journée à me remettre en ligne avec les premiers, et me retrouver en 200 000ième position. J’ai beau me répéter que le mode de calcul est débile, ça m’a plombé.

Après 2 semaines de course, j’ai plus de 36 heures de retard sur les premiers. Ça m’inspire deux réflexions que je souhaite partager.

La première : est-ce que ça vaut la peine de continuer, alors que la victoire est impossible ? Les sponsors des coureurs réels doivent se poser cette question là : ils ont répondu et continuent à répondre  « oui ». C’est aujourd’hui « la primaire de la droite et du centre » : les 7 candidats et leurs partisans répondent également « oui ».

Alors, persévérer.

La seconde : « Ceux qui sont devant, si on marche dans leurs traces, on ne les rattrapera jamais ». Une copie, même si elle est remarquablement fidèle, n’existe qu’en référence à l’original. elle ne le dépasse jamais.

Alors, innover, oser.

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2 réflexions au sujet de « Vendée #2 »

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