Je veux un mâle !

Berger d'IslandeVous ne le savez peut-être pas, mais nous avons une jolie chienne nommée Apash qui vient de mettre au monde 5 magnifiques chiots de race « berger d’Islande ».

Nous recevons un message d’une dame qui nous dit : « Nous avons envie d’acheter un chien, mon mari voudrait un GROS mâle, et moi plutôt une chienne moyenne, je ne doute pas de le convaincre ». Jusque là, je me dis que c’est souvent comme ça, ce que femme veut…

Ils prennent rendez-vous pour venir voir la portée (ce que femme veut…) et puis, la veille, coup de théâtre : le monsieur appelle pour décommander et explique : « j’ai fait une surprise à mon épouse pour son anniversaire, je lui offre un GROS chien, un mâle ».

Il s’est fait plaisir… C’est souvent comme ça les cadeaux.

Mon avis : ils sont mal barrés.

5 réflexions sur « Je veux un mâle ! »

  1. Superbe scène… de perversion ordinaire.

    Reléguée au rang de conduite immorale, la perversion est souvent réduite à la perversité, aux différentes formes de séduction sexuelle qui font scandale. C’est oublier que la structure perverse s’inscrit dans le développement sexuel. Les psychanalystes, héritiers de Freud et de Lacan, font apparaître les traits de perversion comme les conditions même auxquelles les hommes et les femmes ont recours, pour réaliser leur vie érotique. (À partir de « Jenseits des Lustprinzips, 1920 », Freud utilise couramment Éros comme synonyme de pulsion de vie ; nous ne parlons donc pas de génitalité)

    Dans cette scène qui nous est relatée, le trait pervers agit comme suppléance à la disharmonie entre cette homme et cette femme. D’abord, il donne à l’homme en question le sentiment d’attraper quelque chose du désir de sa femme par le biais d’un élément réel (l’acquisition d’un chien). Mais dans le même temps, il cherche à masquer l’horreur que pourrait laisser entrevoir ce désir de l’autre, ce qui le conduit à ravaler sa femme, à fixer sa jouissance à lui sur la déception qu’elle va avoir. Enfin, il donne une consistance à une dimension fondamentalement masochiste de sa propre personne, alors même que, dans l’égarement de sa sexualité, il ne sait plus qui il est…

  2. Une très belle situation de perversité.
    Ce couple est pris dans un jeu de pouvoir jouant à celui qui fera le plus plaisir à l’autre et le plus vite. Lequel va surprendre l’autre ? C’est touchant ! Ce couple est pris dans un conflit de hiérarchie, où chacun veut avoir le pouvoir sur la relation !
    Mais ils vont plus loin, et ils sont experts. Car ils sont pris dans un jeu qui touche à la perversité : « je sais, pourrait dire le mari, que le chien que je t’offre n’est pas celui que tu veux, mais comme tous les deux nous sommes d’accord d’avoir un chien, et que je te l’offre pour ton anniversaire, tu ne peux pas le refuser et tu ne peux que me remercier « … (d’un cadeau que tu ne veux pas, mais qui est pour le bien de notre couple). La perversité peut se développer ainsi, avec le consentement des deux partenaires bien sur !

  3. Un gros mâle pour sa femme… ? Ça sent les problème d’érection que la chienne moyenne peut effectivement compenser auprès de madame. Est-ce qu’un chien est moins contraignant qu’un amant ou une maîtresse ? Je l’ignore !

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