Après Charlie

Der Ausstand an sagen können, la perspective de ce qui reste à dire…

une-charlieAu lendemain des ces jours d’effroi, il reste beaucoup à dire, à nous dire, à se dire.

J’ai craint – en réalité je le crains toujours – que nous soyons privés, par la mort programmée des frères Kouachy et Coulibaly, du débat nécessaire, sur le “chemin étroit entre amalgame et naïveté”, qui doit nous faire grandir.

Nous avons besoin de ce débat, comme nous avons appris de celui qui a accompagné le procès Barbie à Lyon. Il est question de grandir ensemble, ne pas nous satisfaire de porter le masque indéfini et anonyme « je suis Charlie », ne pas nous restreindre à être « pour » ceci ou « contre » cela.

Je suis à la fois pour et contre et « pas que » Charlie. Surtout, je ressens le besoin et la nécessité de m’élever, de construire et partager plus d’humanité dans un projet novateur. C’est de la rencontre (altérité) que naissent l’identité (ipséité) et le désir.

Que cultiverons-nous de ce qui se passe, quel débat allons-nous inaugurer, comment allons-nous innover, qu’allons-nous inventer ? Cette « perspective de ce qui reste à dire » est un espoir et une chance de nous retrouver et de co-construire.

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